Quand AAV prend soin du patrimoine contemporain…
Depuis une vingtaine d’années, le constructeur métallique suisse s’est positionné comme un spécialiste dans la rénovation de façades, œuvrant sur des bâtiments contemporains d’intérêt patrimonial à Genève. La preuve par l’exemple, à quelques jours des Journées européennes du patrimoine (12-13 septembre) !
Les Journées européennes du patrimoine (12-13 septembre) permettent au public d’accéder à des sites historiques et cette année, l’événement mettra en lumière les menaces qui pèsent sur notre héritage culturel, matériel et immatériel. Numérisation, changement climatique, croissance démographique, mobilité… Ces menaces sont réelles. Mais les progrès technologiques quoi les accompagnent peuvent contribuer à maintenir les traditions vivantes et à trouver des moyens innovants pour mieux protéger les sites historiques et préserver les paysages culturels.
L’interêt d’AAV pour le patrimoine ne date pas d’hier. Dès les années 1980, l’entreprise développe une expertise dans la restauration de bâtiments historiques, notamment à travers la ferronnerie d’art et la rénovation de menuiseries en acier du début du XXe siècle. De la Cathédrale Saint-Pierre à la Maison Tavel, en passant par la Tour du Molard, AAV a ainsi contribué à préserver plusieurs témoins emblématiques de l’histoire genevoise. Un savoir-faire qui s’est progressivement étendu à un patrimoine plus récent : celui de l’architecture de la seconde moitié du XXe siècle.
AAV a toujours été sensible à la préservation du patrimoine bâti. Cette notion fait clairement partie de l’ADN de l’entreprise, laquelle compte plus d’un demi-siècle d’expérience à faire valoir dans la menuiserie aluminium. « Nous avons accompagné l’évolution des techniques et des systèmes tout au long de ces années », explique Edward Kernen, directeur général. « Nous sommes donc en mesure de comprendre ce qui a été réalisé dans les années 60-80 et de recréer chaque pièce à l’identique. » L’entreprise se base évidemment sur son savoir-faire, mais aussi sur ses documents d’archives et ses catalogues techniques, précieusement conservés depuis les années 70-80.
Depuis une vingtaine d’années, AAV s’est donc positionné comme un spécialiste de la rénovation de façades sur des bâtiments d’intérêt patrimonial sur l’ensemble du territoire genevois. Son expertise et sa longue histoire de la menuiserie et de la façade métalliques lui donnent la légitimité nécessaire pour rendre à ces édifices leur valeur architecturale, tout en améliorant leur bilan énergétique et thermique. Voici quelques-uns des projets qui ont permis à AAV d’exprimer ce savoir-faire dans les règles de l’art !
ÉCOLE DES PÂQUIS
D’une durée de trois ans, la rénovation complète des bâtiments de l’école des Pâquis – bâtie entre 1975 et 1980 par l’architecte Jean-Jacques Oberson, comprenait la restauration de plus de 850 fenêtres et de toutes les verrières en toiture, le remplacement de 3400 verres et le doublage métallique des édifices en toiture. 60 fenêtres coulissantes minimalistes en doublage des menuiseries existantes ont également été installées.
MAISON DE L’ANCRE
Construite en 1959 par le bureau d’architectes Addor & Julliard, la Maison de l’Ancre est classée au patrimoine genevois par le Service des monuments et sites. Grâce à un travail de recherche minutieux réalisé en collaboration avec le bureau DM Architectes et le bureau de planification BCS, elle a retrouvé une façade acier qui respecte les normes actuelles tout en se rapprochant du projet historique.
BIBLIOTHÈQUE DU JARDIN BOTANIQUE
Entre 1962 et 1977, les architectes Jean-Marc Lamunière et Alain Ritter ont conçu l’ensemble des bâtiments qui renferme l’institut et la bibliothèque. Institut et bibliothèque présentaient de nombreuses altérations dues au vieillissement : leur conception d’origine, sans isolation thermique, ne répondait plus au standard minimum de confort et de stockage de biens et provoquait de fortes déperditions énergétiques. L’ensemble révélait également des défaillances au niveau de la sécurité. En 2014, AAV a été mandaté par l’architecte Christian Dupraz pour procéder à la rénovation intégrale de l’enveloppe, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de sécurité, avec la mise en œuvre de portes intérieurs coupe-feu.
RUE DU RHÔNE 35
Tous les Genevois connaissent cet immeuble, avec ses larges fenêtres, qui abrite la boutique Cartier au rez-de-chaussée. Ce bâtiment administratif et commercial a été construit dans la deuxième partie des années 1960 par Pierre Braillard, mandaté les architectes Gestarc et Face à Face pour effectuer sa rénovation globale. C’est dans ce contexte qu’AAV est intervenu pour se charger de la rénovation de la façade afin d’optimiser ses performances énergétiques, le tout sans dénaturer, comme il se doit, l’œuvre de l’architecte genevois.
QUAI DU MONT-BLANC 1
Face au pont du Mont-Blanc, cet immeuble moderne a remplacé l’hôtel de Russie, construit par James Fazy en 1852 et détruit en 1969 du fait de sa vétusté. En 2016, d’importants travaux ont été menés par le bureau d’architectes Gestarc. Nous avons été mandatés pour rénover la façade de l’immeuble, notamment avec la pose de fenêtres en métal léger. Nous avons également posé des lucarnes en toiture.
RUE D’ITALIE 6
Construit entre 1965 et 1967 par les architectes François Maurice et Louis Parmelin, cet immeuble administratif du centre-ville est aujourd’hui inscrit à l’inventaire du patrimoine genevois. Sa rénovation illustre particulièrement bien les enjeux liés à la préservation de l’architecture moderne : améliorer les performances énergétiques et répondre aux normes actuelles sans dénaturer l’écriture architecturale d’origine. La restauration de la façade a notamment nécessité le remplacement des anciennes menuiseries par de nouveaux profils reproduits à l’identique, intégrant des vitrages électrochromes capables de se teinter en fonction de la charge thermique. Une solution permettant d’améliorer le bilan énergétique du bâtiment sans ajouter de stores qui auraient profondément modifié l’apparence de sa façade.
À travers ces réalisations, AAV démontre qu’il est possible de conjuguer préservation du patrimoine et exigences techniques. Grâce à son expertise historique et à son savoir-faire en façade métallique, l’entreprise contribue durablement à la valorisation du paysage architectural genevois. Une manière concrète de faire dialoguer mémoire, innovation et performance énergétique.